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- Bien
que j'emploie beaucoup l'électronique, le premier critère de
jugement de mon travail est : "que reste t'il sans électricité"
(instruments acoustiques, partition papier) …
- La
musique doit se suffire à elle même : Il ne doit jamais rien y avoir
à expliquer. Je fais écouter, je ne raconte pas. Davantage de mélodie,
de notes pensées, moins de bla-bla ..
- La
musique n’a pas vocation à
véhiculer un message. C'est est un univers sonore où le voyage est
possible. Communication d’espace – temps et de pensée. Sentir et
ressentir, vivre sans le recours au verbe. Un autre langage. Les mots
sont inadaptés pour décrire la perception musicale, il n’y a jamais
rien d’intéressant à en dire. Parler en musique c'est simplement être.
Face à une oeuvre "vraie" on ressent d'abord quelque soit le lieu et le
temps. Comprendre peut ensuite apporter, si on le souhaite, un
éclairage plus fin et plus noble. Ceci peut être d'autant plus juste
que le travail contient une dose suffisante de mathématiques
universelles. C'est moi, ça ne sert à rien, c'est gratuit : rien qu'un
autre monde. De la vie avec un passé et des choix futurs ….
- Je
"vois" la musique bien avant de l'entendre. Mentalement, pour moi,
composer c'est travailler sur la construction et l'agencement de formes
géométriques dans un espace qui évolue avec le temps.
- Une
musique le plus souvent écrite. L'écrit c'est le temps de la
réflexion, la solidité du discours.
- La
mélodie simple ( parfois modale / tonale ). La musique doit pouvoir
se chanter au moins par moments… je n'aime pas les concerts où il faut
distribuer un mode d'emploi à l'entrée de la salle…
- Atonalité
chromatique non sérielle. La tonalité n'a jamais été pour moi
un mode d'expression plus naturel qu'un autre. J'ai appris seul (la
plupart du temps). Tout petit face à un clavier de piano où les touches
blanches et noires sont mélangées, je n'arrivais pas à choisir celle-ci
plutôt que celle-là parce que ceci ou cela. Mes doigts allaient partout
et cela sonnait à mon oreille comme je voulais entendre! Mais
L'ensemble peut se mêler aussi à des musiques bien carrées dans la
tonalité...
- Certaines
lignes sont improvisées sur la structure écrite et la forme
des morceaux peut parfois être librement adaptée. Il peut également y
avoir plusieurs orchestrations. Les formations sont souvent mixtes avec
instruments acoustiques et électroniques.Un écrit pour ossature et
ensuite de la spontanéité, la partition n'est pas une bible sacrée qui
dit tout et à laquelle on ne peut rien changer ...
- J'ai
commencé par être petit garçon. J'ai grandi sous l'effet du
mouvement incontrôlable qui nous pousse sur le temps où nous voyageons.
J'espère grandir encore en apprenant toujours. Et quand je saurai mes
secrets de l'univers et de la vie ,si ils existent , je les dirai à
tout le monde. Mais je ne les trahirai pas avec des mots qui ne parlent
pas assez libres et honnêtes pour tout raconter. Le verbe peut mentir.
Je composerai des notes et des sons pour ouvrir les portes vers
d'autres mondes. La musique existe pour humaniser l'univers...
Et je ne me montrerai pas, ce que je suis ne regarde que moi. Seule
compte la musique; on écoute avec ses oreilles, pas avec ses yeux.
Revenir à l'essentiel, oublier les paillettes, les extravagances et les
discours fumeux. La musique seulement.
La
musique de JPP-Osirys s'apparente aux musiques nouvelles. En voici
une définition, qui me semble assez bonne, extraite du site de
l'Association Pro/Art - Qwartz ( http://www.qwartz.org
)
Une
nouvelle musique, en rupture avec le système tonal établi depuis la
Renaissance apparaît au début du 2Oe siècle sous l’impulsion de la
seconde école de Vienne et prend le nom de "Musique Moderne" tout
d'abord puis de "Musique Contemporaine ».
L’énergie électrique, la bande magnétique, puis le microsillon,
l’électronique et la micro-informatique affranchissent cette nouvelle
musique de la lutherie traditionnelle et ouvrent un gigantesque champ
de composition. De son expression "savante" et/ou "abstraite" (musiques
"sérielle" "concrête" "électro-acoustique" "acousmatique" etc) aux
courants les plus "populaires" des musiques électronique et numérique (
"ambient" "électro" "Techno" "House" ) son développement emprunte des
chemins aussi divers que les possibilités de création offertes par
l’enregistrement, le mixage des sons et l’ensemble des nouvelles
technologies. D’où le pluriel (Musiques nouvelles) utilisé aujourd’hui
pour la désigner.
De 1912 à 1960 la « musique nouvelle », créée par Schönberg, Varèse,
Messiaen, Webern, Stauckhausen, Boulez, Reich, Riley, Glass, Cage,
Schaeffer (inventeur de la musique concrète et fondateur du GRM en 1948
à l’INA) et Henry, n’est accessible qu’à un cercle d’intellectuels
mélomanes. Elle est qualifiée de « musique savante ». Certains de leurs
jeunes « élèves » (Krafwerk, Can) plus fascinés par l’univers du rock
que par celui des musicologues vont, avec une poignée d’autres
(Schultze, Eno), se charger de l’adapter à leur goût et leur
environnement au début des années 70. Ils ouvrent la voie de la culture
« techno ». Peu de temps après (dans les années 80) les Disk Jokeys
sont les fils conducteurs d’un troisième courant « électronique ».
(Jeff Mills, Laurent Garnier). Ils façonnent avec leurs platines et
tables de mixages de nouvelles alliances musicales en injectant de
grandes giclées de sons et de rythmes puissants dans le disco, la soul,
la salsa... ».Ils électrisent les pistes de danse et donnent naissance
à la « house » et au « Mouvement Electro » (Free party/Rave). De ces
trois grandes familles sont issues la majeure partie des styles
musicaux regroupés aujourd’hui sous le terme générique de « musiques
nouvelles » ou musiques électroniques ; qu’elles soient « savantes »
expérimentales ou plus « légères » et « populaires » voire même «
dansantes ».
Qu’entendre par "Musique Nouvelle" ?
La "Musique Contemporaine" et la Musique Electonique ou informatique
(numérique).
Qu'entendre par Musique électronique?
Les œuvres instrumentales et vocales qui sont spécifiquement conçues,
composées et produites avec des instruments ou machines électroniques :
enregistrement puis transformation et mixage de sons (naturels,
concrets ou purement électroniques), utilisation de synthétiseurs,
samplers, ordinateurs. Qu’elles se jouent en temps réel (live) par des
musiciens en chair et en os, ou entièrement préenregistrées (bandes) ou
bien encore un mixte des deux. C’est aussi une philosophie -
anti-conformiste - une musique sans dogme et sans frontière, inventive
et innovante donc en perpétuel mouvement où se mêlent toutes les
influences et alliances, expérimentation et écriture traditionnelle.
Remarque : l’interprétation et l’orchestration d’une partition musicale
avec des instruments électriques ou machines électroniques ne suffisent
pas à en faire « une musique nouvelle ».
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